Les mille visages de notre histoire / J. Niven. - Gallimard, 2018

Libby fut « la plus grosse ado d'Amérique » et même si elle a énormément maigri, elle ne passe pas inaperçue. Ce qui arrange plutôt Jack qui lui est incapable de reconnaître les visages, étant atteint de prosopagnosie et gardant son handicap secret. Avec Libby, tout est plus simple, pas besoin de trouver des subterfuges pour deviner à qui il s'adresse. Avec elle, il apprend la sincérité et la spontanéité mais il s'est comporté pendant tellement longtemps « comme un connard »,  par réflexe d'autodéfense, qu'il a du mal à perdre certaines habitudes. A l'inverse Libby, qui a vécu recluse, a plus de maturité, d'assurance. Son rêve : danser, et ce n'est pas le regard des autres qui l'en empêchera. Sa difficulté : lutter contre l'angoisse de perdre ceux qu'elle aime. Ensemble, ils vont apprendre à devenir eux-mêmes, sans peur. 
La violence des attaques dans le lycée n'est pas édulcorée, la vie y est difficile. Chacun choisit la défense qu'il peut, prédateur ou proie docile. Avec ses personnages, Jennifer Niven prend le parti de la sincérité et de l'ouverture aux autres.
 « C'est plus facile de donner aux gens ce qu'ils veulent. Ce qu'ils attendent.
Mais le problème c'est que, très rapidement, 
on ne sait même plus où est la frontière entre ce qu'on est vraiment et 
ce qu'on fait semblant d'être pour essayer de plaire à tout le monde »
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