The hate U give = La haine qu'on donne / A. Thomas. - Nathan, 2018

A 12 ans, Starr a eu droit à deux conversations parentales, la première sur la sexualité ; la seconde, plus étonnante, pour lui expliquer que faire si un policier la contrôle. Un préambule nécessaire lorsqu'on est noir, d'autant plus dans un quartier pauvre américain en proie à la lutte des gangs. Un préambule que n'a pas dû avoir son ami Khalil, touché par 3 balles pour avoir manqué de docilité lors d'un contrôle de police. Starr assiste impuissante à sa mort.  
Depuis qu'elle est dans un établissement huppé, Starr a eu l’habitude de se dédoubler. Il y a la Starr de Williamson qui « ne donne à personne des raisons de penser qu'elle sort de la cité. » Et celle de Garden Heights qui a le verbe haut et la répartie immédiate. Depuis la mort de Khalil, le dédoublement devient difficile : comment supporter en silence les gens qui pensent qu'en tant que noir du ghetto vendant de la drogue, il aurait tôt ou tard fini par être descendu, comme s'il n'était qu'une statistique ? Si Starr désirait protéger son anonymat dans cette affaire qui fait grand bruit, la nécessité d'être la voix de son ami assassiné devient de plus en plus impérieuse. Starr, entourée de parents militants, prend la mesure de ce que signifie le Thug Life, le système qui écrase les plus pauvres : The Hate U Give Little Infants Fucks Everyone, ou La haine que vous transmettez aux enfants détruit tout le monde.
Un roman parfois dur à la voix salutaire !
« Tous les hommes noirs (portent) en eux la colère de leurs ancêtres. 
Une colère datant du jour où ils n'avaient pas pu empêcher 
les esclavagistes de s'en prendre à leur famille. »
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