La fourmi rouge / E. Chazerand. - Sarbacane, 2017. - (Exprim')

Vania cumule les bizarreries : son nom, Vania Strudel (« La moitié de mes chers camarades m'appelle Tampax et le reste opte pour Strud'balle. »), un ptosis, un père taxidermiste et fier de l'être, une meilleure amie atteinte du fish-odor syndrome, une mère... n'en parlons pas. Elle se revendique looseuse, victime éternelle, « une sorte de paratonnerre humain (qui attire) les emmerdes comme personne d'autre », elle a même crée un club avec son meilleur ami.
Mais dernière vacherie en date de l'existence : ce même ami, censée partager ses galères, sort avec son ennemie de toujours, une garce patentée qui la harcèle et la ridiculise. Le sort s'acharne sur Vania alors elle peut bien s'autoriser quelques mensonges pour adoucir un peu sa vie.
Elle reçoit un mail anonyme aussi dur qu'empathique, l'exhortant à prendre sa vie en main : « Certes, nous sommes tous des fourmis, vus de la lune. Mais tu peux être la rouge parmi les noires. » Vania se convainc que peut-être c'est un combat à tenter. Après tout, « l'important, c'est ce qu'on fait d'une situation qu'on n'a pas voulue. » 
Émilie Chazerand réussit le pari de nous faire rire, parfois aux éclats, avec une héroïne constamment chahutée par la vie, qui possède néanmoins une autodérision irrésistible.
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