Sirius / S. Servant. - Rouergue, 2017. - (Epik)

Il n'y a plus grand monde sur terre. Avril et Kid, réfugiés depuis des années dans une cabane en haut d'un arbre ne voient que Madame Mô, régulièrement. Mais bientôt, il faut fuir car Darius a retrouvé leurs traces.
C'est un monde apocalyptique qui cumule toutes les catastrophes. Le dérèglement climatique est poussé à son paroxysme ; un terrible virus a frappé de stérilité toutes les espèces, animales ou végétales, virus véhiculé par les animaux. Ou les réfugiés. Peu importe, il faut un coupable.
Pour précipiter un peu plus vite encore « le monde dans la folie et la mort », s'ajoute une guerre où l'on s'en prend donc aux animaux, éradiqués massivement par l'homme, aux réfugiés, stigmatisés et parqués. Et puis il y a ces messies fous, les étoiles noires, qui tuent pour hâter le dessein de dieu. Oui la fin du monde semble si proche, même le ciel se vide de ses étoiles.
Mais Avril résiste, essaie d'élever Kid du mieux qu'elle le peut et Kid s'avère être un gamin étonnant, d'une bienveillance, d'une détermination et d'une générosité qui tranchent pour le moins avec l'état du monde. Il attire à lui quelques rares animaux survivants et refuse d'en faire de la nourriture, malgré la faim. A leur contact, Kid oublie peu à peu  « le langage et les manières des hommes », communiquant toujours plus profondément avec les quelques animaux qui l'entourent. Kid « l'enfant-animal » et les animaux, en symbiose, semblent savoir où aller. 
Un roman post-apocalyptique qui nous renvoient aux problématiques actuelles : les réfugiés, les intégrismes en réaction à la « déchéance du monde », la surexploitation des animaux traités comme des objets, le nucléaire... autant d'enjeux liés qui pourraient causer notre perte. Kid lui, a choisi d'envisager le monde comme un « même Livre vivant », de vivre et d'être « comme s'il était lui-même un animal (...) peut-être que c'est le futur de l'homme. La seule façon de survivre. »
 « Le monde ne lui avait jamais paru aussi beau que 
depuis qu'elle avait compris qu'il était en train de disparaître. » 

« Un jour peut-être, les hommes s'étaient crus différents. 
Parce que tout leur appartenait. 
Parce qu'ils avaient le pouvoir de vie et de mort sur les autres espèces. 
Mais à présent, à présent, ils étaient nus et grelottants, 
comme au premier jour du monde. » 
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