L'aube sera grandiose / A.-L. Bondoux. - Gallimard, 2017

Ce soir Nine devait participer à une soirée avec ses amis. Mais sa mère Titania en a décidé autrement, la kidnappe sans une explication. Après quelques heures de route, elles arrivent dans une cabane au milieu de nulle part, le réseau fait défaut, le crépuscule guette. L'heure des explications est venue. Sur la raison de leur présence ici, sur leur histoire familiale. Nine apprend qu'elle a des grands-parents vivants, des oncles. Rien d'une famille classique cependant : leur enfance a été jalonnée de déménagements aussi soudains que déchirants, avec à chaque fois un sentiment de dislocation pour chacun des enfants. Mais leur mère, Rose-Aimée possède un « incroyable désir de vivre que rien ne pourrait empêcher. Pas même le chômage. Pas même la pauvreté. Pas même la solitude. » Alors, avec « sa fantaisie, son culot, cette lumière qui émanait d'elle », elle traverse avec ses enfants « le monde, tel qu'il est : avec son infinie beauté, et son lot d' emmerdements. » 
La nuit entière sera nécessaire pour traverser toute l'histoire de Titania, les transitions étant assurées par des retours au présent et des évocations de la vie de Nine. Les révélations sont nombreuses, brutales, vertigineuses même mais Titania promet : L'aube sera grandiose.
Anne-Laure Bondoux est décidément une conteuse hors pair, nous sommes accrochés à ces histoires de vie incroyables, et surtout aux personnalités si fortes de vie, de confiance en l'avenir. 
Comme un clin d’œil à la relation Titania-Nine, c'est Coline Peyrony, fille d'Anne-Laure Bondoux qui illustre le roman.
Voir la notice

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire