Femme à mobylette / Jean-Luc Seigle. - Flammarion, 2017

"Il faudrait que les pauvres se contentent de la joie d’être en vie." p. 195
 Au milieu d’une nuit de veille, Reine s’est demandé si le plus simple ne serait pas de tuer Sacha, Igor et Sonia, ses trois petits bouts, et de se tuer ensuite. Elle a posé le couteau au milieu de la table de la cuisine et lutté pour ne pas s’en saisir. Trois ans déjà qu’elle est au chômage, Olivier son mari l’a quittée pour une autre, le jardin est devenu un dépotoir, tout va à vau-l’eau. Et puis il y a la peur qu’on lui prenne ses enfants si elle ne trouve pas du travail, et comment en trouver sans moyen de locomotion ? La chance sourit enfin : sous le tas de ferraille qui étouffe le jardin, elle dégotte miraculeusement une vieille mobylette Peugeot des années 1960 encore en état de marche. Grâce à l’engin, elle peut occuper un emploi de thanatopractrice éloigné de 30 km et rencontre sur son trajet un routier hollandais pour lequel elle a le coup de foudre. Et si finalement elle avait droit à une belle vie ? Portrait d’une mère courage qui n’a pas connu son père, dont la mère est morte d’une overdose lorsqu’elle était bébé, pas née au bon lieu et au bon endroit, mais battante, créative, amoureuse. Le personnage est attachant même s'il n'est pas difficile de deviner qu’on s’achemine soit vers une fin mielleuse soit vers une fin tragique. Pour ma part, les 40 pages d’annexe me paraissent superflues.
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 Avis : **

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