Perdre la tête / Bertrand Leclair. - Mercure de France, 2017. - (Bleue)

« Mon dieu, est-ce que c’est possible, d’être ainsi torpillé en plein vol par l’objet même de son envol ? » p. 42
Le narrateur, qui décide pour les besoins du récit de se nommer Wallace, est allongé sur un lit d’hôpital à Rome avec une balle dans le genou que lui a administrée, sans raison apparente, son amante lors de leur dernière rencontre. Wallace qui est divorcée a suivi sa nouvelle compagne dans la capitale italienne où elle prend un poste de correspondante pour la radio. Il s'est épris de Giulia, troisième épouse de Pietro Petrucciani, un amateur d’art et collectionneur qui, désormais paraplégique, est en fauteuil roulant électrique à la suite d’un accident. Dans ce qui se révèle une désolation familiale et un désordre amoureux, Wallace ratiocine, s’apostrophe, tapant sur son ordinateur jour et nuit, surfant sur certains sites, pour essayer de clarifier ce qui lui arrive. Il comprend rapidement que Pietro Petrucciani a de drôles de fréquentations et trempe dans un milieu mafieux. Bien qu’essayant de garder la tête sur les épaules, il est confronté à son obsession d’enfance, celle des têtes tranchées. Et s’il était concerné par la première tentative d’une greffe de tête humaine par un fou du scalpel, le professeur Sergio Canavero ? Le roman n’est pas avare en très longues phrases, c’est intéressant lors de certains passages mais sur la longueur c’est une logorrhée tout de même assez indigeste pour une histoire qui se résume à bien peu de chose.

Avis : *

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