La Danse de l'araignée / Laura Alcoba. - Gallimard, 2016. - (Blanche)

Après Manèges : petite histoire argentine (2007) où elle a 7 ans et vit en Argentine dans la clandestinité et la peur depuis l’arrestation et l’emprisonnement politique de son père, après Le Bleu des abeilles (2013) et son arrivée avec sa mère à 10 ans dans la banlieue parisienne, revoici Laura Alcoba à 12 ans. Elle a déménagé du Blanc-Mesnil à Bagnolet où elle vit avec sa mère et, comme auparavant, avec une grosse argentine du nom d’Amalia. L’enfant devient jeune fille, premier soutien-gorge (bien trop grand pour ce qu’il y a à y mettre), premières règles, la rencontre traumatisante d’un exhibitionniste. Grâce à l’école, premiers amis puis plus difficilement premiers amis français. Les progrès dans la maîtrise du français qu’elle aime de plus en plus, l’allemand en première langue à l’école aussi. La lecture avec un père de l’autre côté de l’océan qui la motive à travers ses lettres. L’élection de François Mitterrand vue au domicile sur le petit poste couleur récupéré chez Emmaüs, posé à même le sol. La romancière procède toujours par fragments de souvenir, en utilisant un beau style limpide où perce tantôt l’humour, tantôt l’émotion. Ça fonctionne très bien, on retrouve chaque fois avec un vrai plaisir ce personnage et c’est certainement avec le même plaisir que nous retrouverons l’auteur lors des Petites Fugues 2017. 

Avis : ***

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