Le Passage / Pietro Grossi. - Liana Levi, 2017

« On s’est moqués de vous. Les enfants ne sont le début de rien. Les enfants sont la fin. C’est la magie de l’existence déversée dans des chiottes remplies d’idiots qui échangent des regards complices et rêveurs en parlant d’éruptions cutanées et de poussettes. » p. 87
Jeune homme, Carlo naviguait avec son père, faisait des régates. Mais c’était un père au sale caractère, capable d’humilier son fils. Depuis, Carlo a mis de la distance pour ne pas rompre totalement et définitivement les liens. Il a fait sa vie, une vie de marin. Puis, il s’est sédentarisé, habitant Londres, prenant épouse, ayant enfants. Sept ans après avoir cessé la navigation, il reçoit un coup de téléphone de son père, comme surgi de nulle part, qui lui demande de reprendre du service pour venir l’aider dans une traversée du passage du Nord-Ouest depuis le Groenland. Carlo hésite puis accepte, l’heure de la grande clarification a peut-être sonné. Un face-à-face qui ressemble plus à une longue nouvelle qu’à un véritable roman. Malgré quelques bons passages, le tout manque de puissance, c’est assez linéaire et sans surprise. Un côté un peu pré-scénario pour une adaptation pour le cinéma. Agréable mais pas plus. Premier roman.

 Avis : **

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire