Mosquitoland / D. Arnold. - Milan, 2017

Pourquoi Mim est-elle dans ce bus en direction de Cleveland ? Les raisons sont multiples, accumulées au fil des années mais peuvent se résumer sobrement  : « Je m'appelle Mary Iris Malone, et je ne vais pas bien ». Ces raisons donc... une mère partie (malade ?), un père persuadé que sa fille est schizophrène, une belle-mère qui lui cache des choses, et enfin le SCOOP !
Sa tante lui avait dit un jour : « Tu devrais écrire. C'est mieux que de succomber à la folie du monde. » Alors Mim écrit, entre lettre et journal intime pour expliquer l'urgence de cette fuite. Sa mère lui disait aussi : « Ouvre les yeux, Mary, ne laisse pas la peur troubler ta vision. » D'accident en rencontres, Mim se laisse porter, à l’écoute, et le voyage change de nature.
On porte en soi tant de potentiels qu'il faut un regard bienveillant et positif pour grandir sereinement. Durant l'enfance de Mim, il y eut quelques confusions dans les regards portés sur elle mais ce voyage sera l'occasion de prendre le temps de confronter ses fragilités et sa force indéniable, de se découvrir enfin par elle-même, une fois les secrets révélés.
Une héroïne extrêmement attachante, par sa sincérité, sa générosité, son courage et ses sarcasmes ! Et on lui pardonnera ses dénis pour ce qu'ils apportent à la construction du récit.
« Il faut assommer les gens d'honnêteté. » 

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