Je suis ton soleil / M. Pavlenko. - Flammarion, 2017

Déborah est convaincue qu'elle subit en permanence le « théorème de la scoumoune ». Depuis la rentrée, sa meilleure amie Éloïse se fait distante, ses résultats scolaires chutent, elle tombe sur son père en train d'embrasser une autre femme que sa mère, elle-même en dépression chronique. Et climax de la scoumoune, elle tombe amoureuse d'un garçon... amoureux d'une autre. « Si Baudelaire avait vécu ma vie, il aurait quand même une notion vachement plus aiguë de ce qu'est un spleen. » 
Tout cela n’empêche pas Déborah d'affronter vaillamment petites et grandes contrariétés de la vie. Entre fantaisie et sensibilité, elle tombe et se relève, sort de l'adolescence avec maestria. 
Marie Pavlenko crée une héroïne narratrice très attachante. Son style outrancier combinant hyperbole et humour, les têtes de chapitre atypiques, l'intertextualité, tout cela crée un univers fort. Et au détour de l'exubérance, elle nous cueille dans l'émotion.
« C'est la raison pour laquelle on pleure : s'extraire du monde qui nous fait souffrir. 
Les larmes brouillent les visage, les gens, elles protègent des méchants et de la réalité. »
« C'est fou le nombre de trous que j'ai envie de creuser dans le sol pour me planquer, en ce moment. Une frénésie perforatrice. » 

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