Phobie douce / J. C. Whaley. - Casterman, 2017

Salomon, 16 ans, n'a pas mis le nez dehors depuis 3 ans. Littéralement. Il va plutôt bien dans son cocon familial. Plus de crise de panique. En tout cas, c'est ce qu'il dit et c'est ce que ses parents doivent continuer de croire, pour le laisser tranquille et ne plus l'obliger à sortir. 
Lisa n'a pas oublié la dernière crise spectaculaire de Salomon et voit en lui le patient idéal pour son dossier d'inscription à l'université de son choix, qui consiste en un mémoire sur « un cas de désordre psychologique ». Elle n'a que 17 ans mais une détermination et une foi en elle-même infaillibles. « En employant la thérapie par le jeu et en l'exposant progressivement à de nouvelles interactions sociales, je crois qu'il sera prêt à affronter le monde extérieur dès l'automne prochain ». Oui, elle sauvera Salomon malgré lui.
Mais il y a un hic dans tout cela, Lisa n'a jamais dit à Salomon les véritables raisons de ses visites. Autre problème, si elle considérait au départ Salomon comme un objet d'étude, un cobaye, elle est conquise par sa personnalité : « Nous devons l'aider à sortir de chez lui parce qu'il a beaucoup à donner au monde extérieur. » Et puis il y a Clark, le petit ami de Lisa, dont Salomon tombe amoureux. Une situation qui ne peut que finir par exploser...
Lisa autoritaire voulant bien faire, Salomon doux et plein d'autodérision  (se décrivant comme un « gay agoraphobe bon pour l'asile », Clark lunaire et généreux, il fait bon passer un moment de lecture avec ces personnages. Le ton est à l'humour, décontracté, malgré les difficultés qui ne sont pas minimisées.
 « Nous laissons certaines personnes disparaître parce qu'elles sont différentes et 
soulèvent des questions auxquelles nous ne trouvons pas de réponse. »
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