Blue Gold / E. Stewart. - Bayard, 2017

Fiona s'est laissée piéger en acceptant de faire un sexto. Ce qui n'était destiné qu'à son petit ami circule maintenant à large échelle, la confinant au statut de salope. Pour parachever le tout, elle perd son téléphone portable.
A l'autre bout du monde, Laiping, chinoise de 15 ans. Elle est contrainte de partir travailler à Shenzhen, ville spécialisée dans la haute technologie, pour subvenir aux besoins de ses parents. Elle espérait l'indépendance, une certaine autonomie financière, son quotidien est uniquement dicté par les cadences infernales et la surveillance suspicieuse.
Et puis il y a Sylvie, originaire de la République démocratique du Congo qui tente, dans un camp de réfugiés en Tanzanie, de maintenir sa famille à flot après l’assassinat du père par les milices. Le cobalt, composant essentiel des téléphones mobiles, représente un enjeu majeur en RDC, générant l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale avec 8 millions de tués, et un nombre incalculable de viols, arme de guerre et de terreur.
On pourrait craindre un schéma narratif culpabilisant qui pointerait du doigt les dérives superficielles de l'occident par rapport aux enjeux dramatiques liés aux technologiques modernes, le propos est plus nuancé : Elizabeth Stewart souhaite nous alerter, nous informer, pousser les consommateurs que nous sommes à exiger des comptes aux sociétés occidentales. « On devrait pouvoir acheter des ordinateurs et des téléphones dont la fabrication n'est pas source de souffrance et de détresse. »
Voir la notice

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire