La Vie automatique / Christian Oster. - L’Olivier, 2017

"Ce qui m’inquiétait, ce n’était plus la mort, c’était le chemin qui restait." p. 123
Jean est un presque sexagénaire que F. a quitté récemment. Un feu se déclenche accidentellement dans la cuisine de sa maison. Plutôt que d’agir ou d’appeler les secours, il jette quelques habits dans une valise et s’en va sans se retourner. En partie inconsciemment, il profite de la situation pour effacer son passé, pour tenter d’avoir une nouvelle image de lui-même. Mais, s’il n’y a plus rien derrière lui, il n’y a pas grand-chose devant. Menacé par le vide, il est maintenu à flot par un semblant de fiction que lui procure son métier d’acteur et l’amitié que lui offre France Rivière, une vieille actrice, qui l’héberge sous son toit. Le protagoniste, qui est aussi le narrateur, ne cesse de cogiter sur son état évanescent, son manque d’incarnation, son sentiment d’irréalité. Court roman assez bien fait mais que, pour être honnête, je ne trouve pas outre mesure stimulant et qui ne devrait pas non plus rester longtemps dans les mémoires.
Avis : **

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