Une fille au manteau bleu / M. Hesse. - Gallimard, 2016

A 16 ans, Hanneke a perdu toutes les illusions de l'enfance. C'est la guerre, son petit ami est mort. Depuis, Hanneke contient sa peine et sa culpabilité de l'avoir encouragé à s'engager en se consacrant pleinement à son travail : ravitailler Amsterdam de marchandises du marché noir. Ainsi, elle subvient aux besoins de ses parents qui ne se doutent en rien de ses activités illégales. Une de ses clientes lui fait un jour une demande très particulière : retrouver Mirjam, jeune fille juive qu'elle cachait, qui a disparu de la plus improbable des manières. D'abord très réticente, Hanneke se laisse convaincre par ce défi. « Dans un pays où plus rien n'a de sens, dans une situation mondiale que je suis impuissante à résoudre, il représente un tout petit élément à ma portée. »
En acceptant cette mission, elle n'imaginait pas son ampleur et se trouve confrontée à ce qu'elle avait jusqu'alors éviter à tout prix : s'engager dans la résistance. « Je m'occupe déjà de mes parents et ils mourraient de faim si jamais il m'arrivait quelque chose. » Mais une fois qu'elle prend connaissance de ce qui arrive véritablement aux juifs, a-t-elle encore le choix ? 
L'intrigue personnelle, qui fonctionne avec le même ressort que Le garçon en pyjama rayé, ne constitue pas l'élément le plus convaincant du roman. Mais il est vraiment intéressant de voir cette jeune fille se débattre avec ses doutes et sa conscience, de voir les différents visages que peuvent prendre la résistance, motivations personnelles ou  idéologiques.

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