Shangri-La / M. Bablet. - Ankama, 2016

Dans un futur proche, les hommes ont rendu la terre invivable. Ce qui reste de l’humanité (et des animaux) s’entasse dans une immense station spatiale sous le contrôle de la multinationale Tianzhu, à laquelle est voué un véritable culte et qui profite de son omnipotence pour faire de l’achat de ses produits un mode de vie. La colonie USS Tianzhu fonctionne selon un modèle simple : chaque habitant se voit confier un travail et, en contrepartie, il peut bénéficier de tous les produits Tianzhu qu'il désire. Dans cet espace réduit nous suivons un adepte de la consommation à outrance, un groupe de rebelles et des scientifiques aux expériences dangereuses sur l’antimatière. Tout le monde attend patiemment la fin de la terra formation de la planète Titan entamée par des machines il y a maintenant plus de 300 ans, où des scientifiques ambitionnent de créer une nouvelle espèce humaine et de peupler Shangri-la, la région la plus hospitalière de Titan (le plus grand satellite de Saturne).


Shangri-La est un grand album (tome unique) de plus de 200 pages, très travaillé graphiquement, belle mise en couleur, avec un scénario d’anticipation sophistiqué mélangeant plusieurs thèmes de science-fiction. Beaucoup de références à notre monde actuel, en particulier à la folie consumériste. Mathieu Bablet (La Belle mort, Adrastée) a une vision très pessimiste de l’humanité, mais son récit est original et prenant.  

Remarques : album sélectionné à Angoulême 2017, mais non retenu. Shangri-La est un lieu imaginaire décrit dans le roman Lost Horizon, écrit par James Hilton en 1933 et c’est aussi une ville du Yunnan (Tibet) à 3160 m !

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