Samedi 14 novembre / V. Villeminot. - Sarbacane, 2016. - (Exprim)

Le 13 novembre, Pierre est mort à la terrasse d'un café, dans les bras de son frère B.
L'initiale B. parce que ça aurait pu arriver à n'importe qui.
L'initiale B. parce qu'il est, depuis, un individu qui n'a plus d'identité, empli tout entier du désir de vengeance. Car par un hasard improbable, B. a croisé, en sortant de l'hôpital, un des terroristes présent la veille et le suit.
Le frère de la victime, l'assassin et sa sœur vont se retrouver en huis clos dans le même appartement. C'est d'abord la haine qui parle, chez B. Et la peur, en face (Il y a peu à espérer de l'assassin, lâche et aveuglé). Puis une prise de conscience de ce qu'implique sa rage : « Tu voulais me défigurer ? Me rendre semblable à toi ? »
Place alors à la discussion avec Layla, la sœur, ignorante des faits avant le 14 novembre.
Tous deux ressentent le besoin de s'arrêter. « Comprendre ce qui a foiré. Étudier, lire. Pardonner ce qui doit et peut l'être. Devenir meilleur. » Et non pas revivre, « continuer comme avant. »
Alors, dans le dialogue avec Layla, B. redeviendra Benjamin parce qu'il refuse d'être altéré, de devenir semblable aux assassins.
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« Juste de se tenir chaud, se donner l'illusion de maîtriser les choses. 
Mais les choses, elles s'en vont, elles fuient entre nos doigts, 
quelque chose est parti pour toujours hier soir... 
Une confiance, ou bien une innocence ? »



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