Les belles vies / B. Minville. - Sarbacane, 2016. - (Exprim')

Une connerie de trop et Vasco et Djib ont gagné un séjour -officieux- chez une travailleuse sociale de la DDASS. Ils passeront tout l'été chez elle, avec d'autres jeunes placés, pour -théoriquement- réparer une grange. De quoi leur mettre du plomb dans la tête. Ils sont accueillis par une nuée d'enfants et d'ados... qu'il faut apprivoiser. « Ils viennent de deux mondes différents, seule l'exubérance de l'adolescence les a réunis ici. »
Tata et Tonton veillent, jugulent les dérives mais la tâche n'est pas de tout repos tant l'énergie demeure sans cesse à fleur de peau chez ces jeunes que la vie n'a pas ménagés. Colère, joie, excitation, tristesse, rancœur... toutes les émotions alternent dans un bouillonnement incessant. Avec quelques hormones perturbatrices en prime. Et sans oublier les « cicatrices dormantes » qui ne manquent pas de se réveiller dès qu'un évènement extérieur vient troubler l'équilibre.
L'écriture est extrêmement fluide, passe d'un personnage à l'autre, d'une émotion explosive à une grande douceur, d'une tension prête à basculer dans la violence à la certitude d'un avenir possible après cette expérience d'écoute, de solidarité, de respect. Un roman profondément vivant et positif.

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