Les Cosmonautes ne font que passer / Elitza Gueorguieva. - Verticales, 2016

L’enfance d’une gamine en Bulgarie qui, à 7 ans, pour faire plaisir à son grand-père, un communiste pur et dur, rêve de devenir Iouri Gagarine. Mais sa mère travaille, elle, pour une radio illégale et se réjouit avec le père de la chute du mur de Berlin et, dans la foulée, après 35 ans de bons et loyaux services, du limogeage du secrétaire général du comité central du Parti communiste bulgare et président du conseil de l’État de la République populaire de Bulgarie, le camarade Todor Jivkov. Le grand-père est déprimé et la grand-mère substitue la foi religieuse à la foi au parti. Kurt Cobain remplace comme idole Iouri Gagarine et la gamine se voit désormais en punk-grunge-rockeuse. Le nouveau système capitaliste génère l’inflation et la misère. La mafia prospère. Intéressant de voir comment ce monde bascule et comment aussi, en quelques années, une enfant shootée au patriotisme et au communisme évolue, écartelée entre la fidélité aux idéaux du grand-père et l’arrivée du premier Mac-Do. Pour le reste, rien d’extraordinaire, malgré l’humour bien présent le style est assez froid, surtout au regard de l’excentricité connue de l’auteure. A noter le choix du « tu » au lieu du « je » comme si l’auteure s’adressait à la petite fille qu’elle a été. Je suis un peu resté sur ma faim… Premier roman.

Avis : **

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