Frères d'exil / Kochka. - Flammarion jeunesse, 2016

La pluie, sans discontinuer, depuis des jours. L'île menace inexorablement de sombrer. Il faut fuir, vite, tout laisser derrière soi. Nani et ses parents préparent le départ, se résignent à laisser derrière eux Ipa le grand-père handicapé trop fier pour être porté et Moo qui « l'aime plus que le verbe aimer. » Ils ont « bravé la fureur de la mer et du ciel » mais savent que leur épreuve n'est pas terminée. Ils n'arrivent pas « comme les touristes avec beaucoup d'argent à dépenser » mais sont « maigres et gelés comme de pauvre naufragés. » 
Durant cette épreuve d'exil et de découverte d'un nouveau pays, Nani est accompagnée des lettres de son grand-père qui lui prodigue tant de pensées et de sagesse. Et puis il y a les rencontres, fondatrices -Semeio qui deviendra le frère adoptif de Nani- ou plus ponctuelles mais qui rappelleront à  ces nomades le sens de l’accueil et de la solidarité.
Puissions-nous accueillir de façon aussi évidente ces réfugiés que la famille de Nani accueillit Semeio après la mort de son grand-père. Et regarder ces personnes d'ailleurs comme autant de graines qui essaiment dans le monde. Nous pouvons aussi avoir en tête que « c'est de la faute des pays développées si avec leurs industries, il ont changé le climat (...) c'est justice qu'ils nous accueillent à  bras ouvert sur le continent. »
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