Police / Hugo Boris. - Grasset, 2016

« On est plus efficace quand on n’a pas trop d’empathie. » p. 61
Les étrangers interdits de séjour regroupés au Centre de rétention administrative ont mis le feu au bâtiment. Le personnel est débordé et fait appel à la police pour une reconduite à la frontière. C’est ainsi que trois policiers se retrouvent à l’intérieur de leur véhicule de fonction dans un huit clos avec un Tatjik qui ne comprend pas un mot de français, direction l’aéroport Charles-de-Gaulle pour un vol pour Istanbul. Il y a là Aristide, un beau mec musclé mais assez immature, instable, un boute-en-train macho, Virginie qui, bien qu’ayant un tout jeune enfant, est bouffée par son métier et ne fait plus l’amour avec son mari et puis Erik qui passe pour être l’incarnation de la probité professionnelle. Virginie a eu une aventure avec Aristide, elle en est enceinte mais lui a annoncé qu’elle allait avorter et garde désormais ses distances avec lui. Il le vit très mal. L’escorté, le débouté, qui aurait dénoncé un réseau de traite humaine (travail forcé) risque peut-être la mort à son retour dans son pays. Virginie se débat avec sa conscience, dans un parallèle osé avec le fœtus qui serait lui-même en rétention avant expulsion forcée. Elle va pousser à l’illégalité et la désobéissance ses deux collègues. Un petit roman psychologique au sujet grave, assez bien fait quoique peut-être pas très vraisemblable ( ?)  
 
Avis : **

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