Molécules / François Bégaudeau. - Verticales, 2016

« 99 % des assassins appartiennent à la catégorie non dangereux. » p. 67
Jeanne travaille pour une association de loisirs qui intervient au Centre de santé mentale d’Annecy. Elle y a une tendresse particulière pour Didier, un jeune qui s’asperge le dessus de la tête de jus de fruit ou de lait lorsqu’il sent la pluie venir afin de n’être pas mouillé par elle et qui aime aussi étreindre les arbres. Une fin d’après-midi, le 27 septembre 1995, rentrant chez elle plus tôt que de coutume, elle est tuée au cutter en sortant de l’ascenseur de sa résidence. Un fou ferait un bon coupable mais qui n’est pas fou ? Le Capitaine Brun, une femme fan de Radio Nostalgie, et le Brigadier Calot, un célibataire à la calvitie précoce, obsédé de statistiques et qui absorbe une pastille Vicks à chaque désaccord, mènent l’enquête. Celle-ci est vite résolue. Le reste du livre est donc consacré aux aveux, à la reconstitution des faits, au procès puis au devenir des principaux protagonistes de l’affaire : le coupable, Charles, le mari de la victime et Léna, sa fille, passionnée de biochimie et qui rêve de créer de nouvelles molécules plus que de reprendre la pharmacie familiale. La première moitié du roman est vraiment excellente, on se croirait de retour, quarante après, dans l’humour pince-sans-rire et absurde de Les Vécés étaient fermés de l’intérieur de Patrice Leconte (adapté de Gotlib) où sévissait le duo Rochefort/Coluche, les répliques sont absolument savoureuses mais la suite en regard paraît un peu fade.

Avis : **

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