Merci pour ce roman / Guillaume Prévost. - F. Bourin, 2016

« Fessenheim, donc, une épine atomique dans son talon présidentiel. Il avait promis la fermeture de la centrale en 2012 et n’avait cessé d’en repousser l’exécution. 2016, 2017… C’était son truc, ça, repousser. » p. 15
Le Président Hollande annonce lors d’une visite à Fessenheim la fermeture de la centrale nucléaire. Michel Gravier, un grand gaillard syndicaliste qui travaille pour un sous-traitant, serre la main de François Hollande et lui fait part de son mécontentement. Un rejet de gaz dû à la défaillance d’une soupape aurait eu lieu. A la suite de cette rencontre, curieux phénomène ou cauchemar, chacun d’entre eux se retrouve dans le corps de l’autre. Michel Gravier est à la tête du pays et François Hollande dans une famille ouvrière avec une femme institutrice, une belle-fille, ado gothique, et Pépi, le père de Michel, atteint de la maladie d'Alzheimer. Michel déguste des mets excellents tandis que François découvre les joies de la nourriture du Midl (sic !). Michel fait la connaissance de la belle Jolie (resic !) Gayet tandis que François doit répondre aux avances de Béatrice, amante de Michel, infirmière du père de Michel et femme du meilleur ami de Michel. Michel est en voyage officiel en Iran, François lui est soupçonné d’avoir commis un homicide sur une prostituée de l’Est à Fribourg (Allemagne). L’auteur, trouvant à ce point nul notre Président Hollande, semblerait presque supputer que nous ayons réellement un usurpateur en France au sommet du pouvoir depuis quelque temps. C’est une gentille fable politique, amusante, pas beaucoup plus qu’une aimable distraction. Il en faut… Cependant, il paraît évident qu’avec une telle situation de départ un Gérard Mordillat, celui de La Brigade du rire par exemple, aurait fait quelque chose de bien plus nourrissant, plus piquant. Dommage…
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