Le Sanglier / Myriam Chirousse. - Buchet Chastel, 2016

« Est-ce le destin de tous les couples de devenir un jour une maison abandonnée où ne bruisse que le vent de l’habitude ? » p. 101
Il a quitté sa femme, elle a quitté son compagnon. Après un coup de foudre mutuel, ils se sont mis en couple. Christian et Carole logent en location, au milieu de nulle part, dans une maison décrépite qui prend l’eau, en compagnie de Martin, le chien (on notera la suprême originalité qui a dû présider au choix du nom de l’animal). C’est un samedi matin ordinaire de décembre, ils se rendent en ville pour ce qui constitue les aventures de leur vie : déposer un chèque à la banque, acheter un ceinturon pour monsieur, des culottes pour madame (bleu et gris les culottes), manger chez Mamivette, la grand-mère de Carole, qui a préparé son spécial gratin oubliant que sa petite-fille amenait le repas, faire les courses, passer à la station-service et retour au bercail. Quelques imprévus palpitants viennent entraver la journée : Carole et son envie de faire pipi confrontée à l’absence de lumière dans les toilettes du centre commercial ou la carte bleue de Christian avalée par le distributeur de billets. L’anxiété permanente et maladive de Christian va compromettre un si riche programme. Un tout petit roman qui se lit sans déplaisir mais dont on aurait du mal à faire l’un des romans importants de la rentrée littéraire et qui n’atteint évidemment pas l’intérêt des livres de Marie-Hélène Lafon chez le même éditeur.

Avis : **

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