Babylone / Yasmina Reza. - Flammarion, 2016

« Quelle importance ce qu’on est, ce qu’on pense, ce qu’on va devenir ? On est quelque part dans le paysage jusqu’au jour où on n’y est plus. » p. 12
Pierre et Elisabeth Jauze forme un couple de sexagénaires petit-bourgeois, routinier, conformiste, un peu guindé. Elisabeth veut faire une fête de printemps dans leur appartement. C’est une première, elle n’a guère d’expérience en la matière. Elle se creuse la tête pour savoir qui elle pourrait bien inviter, ce qui donne un patchwork d’amis approximatifs, leur fils, sa sœur (qui vit une relation sado-maso avec un homme marié), des collègues, Jean-Lino Manoscrivi et Lydie Gumbiner, leurs voisins du dessus. Quarante personnes dont plus de la moitié n’honorent pas l’invitation. Les conversations ne sont guère détendues, Jean-Lino réussit cependant à faire rire au détriment de sa femme. Lorsque la soirée se termine, et de retour chez eux, les Manoscrivi se disputent et Jean-Lino étrangle Lydie avant d’aller prévenir ses voisins du dessous de son forfait. Comme Pierre, après avoir constaté les faits, se rendort, Elisabeth cède à la tentation d’aider Jean-Lino à évacuer le corps. Personnage qui déteste son enfance, Elisabeth est dans une espèce de mélancolie du temps qui passe, ce que vient confirmer son livre de chevet, un album photos de portraits d’Américains de 1955, reflet de gens seuls, le livre le plus triste de la terre dit-elle. Elle semble lutter contre sa non-consistance mais au bout du compte que s’autorise réellement Mme Jauze ? Ce qui m’embête c’est que je ne vois pas trop où Yasmina Reza veut en venir. Prix Renaudot 2016.
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Avis : **

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