A tombeau ouvert / Bernard Chambaz. - Stock, 2016. - (Bleue)

« Etre un héros, c’est être voué à la gloire mais, en même temps, à la mort dans l’éclat de la jeunesse. » p. 41
Des duos sportifs mythiques ont marqué notre jeunesse : Ice Borg contre le teigneux Mc Enroe ou Prost dit Le Professeur contre Magic Senna. Je n’attendais pas grand-chose d’un roman sur Senna si ce n’est de me remémorer de très bons souvenirs (en dépit de sa fin tragique), un peu de souffle pour faire revivre la légende. En fait, de nombreuses digressions en font plus un livre sur les nombreux accidentés du sport automobile que sur Senna lui-même. Un roman qui plombe et fait finalement peu revivre la si brillante carrière (quelques jalons seulement) du génial pilote. On connaîtra toutes ses fiancées mais l’historique rivalité avec Prost est évacuée en quelques lignes seulement. L’auteur fait aussi de façon pénible et désormais très courante dans la production éditoriale, quelques analogies avec sa propre vie. Est-ce donc inéluctable à l’air du selfie, cette mode du « T’as vu mon nombril ? Il est beau, hein ? ». Même le choix des trois phrases en exergue vire au ridicule. C’est affreusement décevant. Si vous ressentez de la passion là-dedans tant mieux, moi pas.

Avis : *

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