L’Homme au lion / Henrietta Rose-Innes. - Zoé, 2016

Bénévole dans un zoo du Cap (Afrique du Sud) qui possède un couple de lions, Mark Carolissen, grièvement blessé à la suite d’une violente attaque du mâle, se retrouve à l'hôpital dans le coma. Le fauve est abattu. Stan Marais, un ancien ami de Mark, ils s’étaient perdus de vue depuis 20 ans, c'est à dire depuis leur adolescence, fasciné par Sekhmet, la femelle venue de Namibie, reprend son poste. L'histoire mélange le passé et le présent pour qu'ils s’éclairent mutuellement et progressivement. Stan a eu un père qu’il n’a pas connu et une mère qui comblait les vides de son existence par une multitude d’amants et par l’accumulation d’objets peu reluisants à son domicile. Au fur et à mesure qu’il semble s’enfoncer plus profondément dans son enfance et se laisser porter par son attirance mystérieuse pour Sekhmet, ses rapports avec Elyse, sa petite amie, se délitent. Vient se greffer là-dessus une bande d’allumés dont l'objectif est de capter l’énergie animale.
C’est vraiment bien écrit, assez étrange, mais ce n’est clairement pas haletant. On sent même une certaine pesanteur que pourrait peut-être synthétiser une phrase à la page 89 : « une lente horloge de la dissolution des choses ». C’est un roman qui nécessite sans doute d’accepter de se laisser porter par une forme de rythme lent, un peu en suspension, mais dont on conserve des images et des sensations durant plusieurs jours après la fin de la lecture.
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Avis : **

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