Le Dernier salaire / Margaux Gilquin. - XO, 2016. - (Document)

« Comment se fait-il que nous soyons des millions et que nous ne soyons pas dans la rue ? C’est quoi, ce consentement à la noyade collective, sans cri ni révolution ? » p. 148
Fille de divorcés, en échec scolaire, Margaux Gilquin travaille mais sacrifie sa carrière pour suivre son mari dans ses déplacements. Elle obtient tardivement un BTS puis occupe dix ans durant un poste d’assistante de direction. A 47 ans c’est le divorce, à 48 ans le licenciement. Au lieu de rebondir rapidement comme prévu c’est la galère qui pointe le bout du nez : inactivité, contrats de courte durée, boulots farfelus, activités humiliantes… Au bout du compte, et pour ne pas être à la rue, un poste non rémunéré (mais elle est logée...) de femme de compagnie pour une octogénaire dans un village de 250 âmes du Lot-et-Garonne et l’ASS (Allocation Spécifique de Solidarité) d’un montant d’un peu plus de 400 €/mois.
6.500.000 millions d’inscrits à Pôle Emploi en France et une bande d’énarques, au logiciel quelque peu archaïque, qui nous proposent le retour au plein-emploi en 5 ans par la casse des services publics, le retour aux 39 heures et la retraite à 65 ans (70 ans pour ceux qui n’auraient pas les cotisations exigées) !
Un témoignage simple, aidé pour la rédaction, comme nous en livrent régulièrement les éditions XO, qui en dit long sur nos choix de société et permet d’entendre la voix des « petits » (le peuple d’en bas…)
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Avis : **

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