Avenue nationale / Jaroslav Rudis. - Mirobole, 2016

Vandam, le narrateur, peintre en bâtiment tchèque, a un penchant héréditaire pour la dive bouteille. Par le passé, il s’est aussi shooté et est passé par la case prison. Il est séparé de sa femme, voit son fils en cachette et se targue d’avoir donné le premier coup lors de la Révolution de Velours de novembre 1989 qui a porté Vaclav Havel à la tête de la Tchécoslovaquie. Il faut dire que monsieur, dans son bistrot préféré, a souvent les poings qui le démange car, s’il souhaite la paix, il est pour l’ordre et la politesse, se prépare à la guerre et fait fi des demi-mecs en plastique. Deux cents pompes par jour et des abdos voilà le programme des vrais hommes, des mecs en acier, qu’il voudrait imposer à son fils trop gras, obsédé par son portable et ses SMS, bien davantage que par se battre ou baiser (une autre forme de combat). Alors, le roman tournicote autour des obsessions et des difficultés relationnelles et même tout simplement à vivre le présent du protagoniste.
C’est à la fois triste, drôle et non dépourvu d’une certaine tendresse, le curieux personnage de Vandam apparaît un peu comme le reflet d’une société dont la boussole identitaire a du mal à indiquer le nord.
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Avis : **

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