Bronson / Arnaud Sagnard. - Stock, 2016. - (Bleue)

Karolis Dionyzas Bucinskis alias Charles Bronson, son père est un Lituanien venu travailler dans les mines de Pennsylvanie, sa mère est d’origine russe et aura quinze enfants. Le jeune Charles descendra au fond de la mine, ce monde mortifère qui emportera son père et plusieurs de ses frères. Mobilisé en 1943, mitrailleur dans un B-29, il sera de nouveau confronté à l’expérience de la mort. Maçon, serveur, boulanger, facteur, employé d’un casino…, il fera tout pour ne pas retourner à la mine. Pourtant taiseux et pas bien doué, il se lance au théâtre puis au cinéma pour faire la carrière incroyable que l’on sait. C’est qu’il a une gueule et qu’on semble y deviner le poids des souffrances passées. Le livre est assurément érudit mais poursuit une idée fixe à travers un déluge de films qui ne seront évocateurs que pour les afficionados, avec des apartés, ainsi que l’intrusion pas toujours bienvenue d’épisodes de la vie de l’auteur. Pour couronner le tout, celui-ci ne daigne pas traduire les passages en anglais. Je n’ai rien contre Bronson mais je ne suis pas fan au point de supporter aussi longtemps son exégèse, un poil grotesque à la longue. L’auteur paraît d’ailleurs en avoir un peu conscience par moment :
p. 165 : « J’ai sacrifié une partie de ma vie à un homme ne disant rien et se foutant de tout, plus particulièrement des fous croyant voir sur l’écran autre chose que ce qui est montré, et pire encore de ceux qui l’écrivent noir sur blanc. »
C’est certes une mine d’informations mais attention au coup de grisou. Premier roman.
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Avis : *

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