OK, senor Foster / E. Cansino. - Ecole des loisirs, 2016. - (Médium)

Andalousie, durant la dictature franquiste.
Perico, depuis la mort de sa mère, est en rupture scolaire alors qu'il rêvait d'intégrer le lycée. Et ce n'est pas son père, souvent parti en mer et peu patient, qui pourrait lui faire entendre raison. Il livre le courrier de Senior Foster, anglais passionnant, apprend à ses côtés l'art de la photographie. En discutant avec lui, il mesure également qu'il y a plusieurs façons de présenter la vérité (Sèche-t-il les cours ou les manque-t-il par obligation ?). Difficile dès lors pour lui de faire la part des choses, les personnes semblent avoir plusieurs visages, receler plusieurs vérités. Ismaël, par exemple, est-il un homme bon comme il le pressent ou un dangereux criminel comme la rumeur le prétend ? Son objectif sera donc désormais de « se faire lui-même son opinion, la seule au bout du compte qui pourra lui servir pour juger les hommes. » Perico fait preuve d'une sincérité, au-delà de ses petits et gros mensonges, qui le rend très attachant. Dans sa quête de vérité, il cerne les êtres dans leur humanité et leur conscience politique et se construit de la même façon. De quoi redorer son blason auprès de la belle et sérieuse Bellita.
 « Elle aimait faire des promesses. 
Prendre des engagements auprès de ceux qui lui étaient chers. 
Une promesse donnait du sens à son futur, c'était une boussole pour l'avenir. » 
Un beau parcours initiatique vers la liberté de penser, dans une langue soignée et précise.
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