Le pacha qui s'ennuyait / A. Bouchard. - Seuil, 2016

L'opulence caractérise la vie du Pacha, à tous niveaux. Mais malgré la cohorte de personnes à son service pour le satisfaire et le distraire, le Pacha s'ennuie désespérément. Seul « le plus grand génie du royaume » peut transformer sa « vie au goût de navet amer » en « saveur de la compote de mangues. » Les fastes du palais laissent alors place à la rue sans apparats et notre pacha se retrouve en haillons, et en position délicate. Oublieux de son apparence, il ne perd rien de sa superbe. Il sera sauvé par cette même arrogance qui l'amène à utiliser la première personne du pluriel pour parler de lui. Dans un quiproquo facétieux, le Pacha contribue à la lutte des classes tout en s'accomplissant lui-même, un beau clin d’œil politique dans ce conte oriental moderne. 

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