Robin des Graffs / M. Zürcher. - T. Magnier, 2016

Sam n'a plus que quelques maisons et monuments à graffer et son œuvre sera terminée. En hommage à son amie d'enfance. Mais une petite fille vient contrarier ses plans, le choisissant comme famille. Sa force de persuasion -et sa verve drolatique- est telle que Sam, contre toute prudence, accepte sa présence. Alors même qu'il s'était promis de ne pas s'attacher : « Le futur ? Il le connaissait d'avance. Ce serait un nouvel accident, une nouvelle disparition, une autre plaie sur son cœur qui ne cesserait jamais de suppurer sa vie durant. »
La parole est aux marginaux ici. Aux sans-abris, à ceux qui chantent pour eux lorsqu'ils meurent (car leur décès « égratignait le cœur de l'humanité ») ; aux noctambules qui réparent les monuments nationaux bénévolement et secrètement ; et enfin aux enfants des foyers d'accueil. Mais tous les personnages croisés ont leur mot à dire, peu ou beaucoup, mesquin ou attendri. Le tout forme une pensée fluctuante et libre qui aboutit à un grand élan de générosité. Robin des Graffs a sévi !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire