Je sais que tu sais / G. Abier. - Talents hauts, 2016. - (Ego)

Le garçon dont elle était amoureuse a tué son frère. Depuis, la narratrice vit dans une colère permanente, dans la provocation et la destruction d'elle-même : « il faut de l'énergie pour vivre de rage et d'amertume (...) ça maintient debout la haine, ça aide à se lever le matin, ça permet d'affronter le bonheur des autres, même si ça use, même si ça bouffe, même si ça détruit. »
Lorsqu'elle entend le témoignage de Madame Ngoun, cambodgienne dont le père et le frère ont été assassinés sous ses yeux et qui a pardonné à l'assassin, elle se dit que cette femme pourrait l'aider à surmonter sa douleur. Mais pardonner, n'est-ce pas amoindrir la gravité de l'acte ? Trahir la mémoire de la victime ?
La narratrice accepte d'envisager certaines vérités et chemine, de la haine à l'empathie et dans une lutte douloureuse, vers une réalité nuancée. Un texte pudique.
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