Huit saisons et des poussières / S. Vidal ; A. Montel. - Les P’tits Bérets, 2015. - (A grands pas)

« Depuis qu’il est rentré, le père d’Amos reste la plupart du temps assis dans le grand fauteuil du salon. (…) Il ne parle presque pas, il est là c’est tout. » Après deux ans d’absence, le père d’Amos et Sarah est rentré à la maison. De retour des camps, il est là, mais tellement absent en même temps. Amos, son fils, parle, parle, pour combler le silence de son père. Il prend la défense de son père à l’école quand deux camarades se moquent de lui. Lorsque le chagrin le submerge, Amos se réfugie dans un arbre du jardin et ne veut plus en descendre. Son père décide alors de s’installer avec lui dans l’arbre et d’y aménager une cabane. Un dialogue timide va enfin s’engager entre père et fils.
Un album sensible sur un sujet douloureux. L’auteur évoque, sans le nommer, le sort de ces rescapés mais aussi l’incompréhension de l’entourage. Tout est subtilement évoqué par de petits indices, par des non-dits. Les émotions prennent le pas sur les discours. Enfin les aquarelles, d’une grande sobriété, illustrent parfaitement la finesse de l’album. Un bel album touchant et profond.
Album sélectionné pour le prix des Incorruptibles 2016, catégorie CM/6ème.

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