Rien où poser sa tête / F. Frenkel. - Gallimard, 2015 (L’Arbalète)

Françoise Frenkel, une juive polonaise amoureuse de la France, décide, tout juste quelques années après la Guerre 14-18, d’installer une librairie française à Berlin. Gonflé ! Et ça marche bien, même si la montée du nazisme rend les choses impossibles.
« Je compris cette nuit-là pourquoi j’avais pu supporter l’accablante atmosphère des dernières années à Berlin… J’aimais ma librairie, comme une femme aime, c’est-à-dire d’amour. Elle était devenue ma vie, ma raison d’être. » p. 48
En 1939, il est temps de fuir vers Paris puis ce sera Nice, Avignon, Vichy, Grenoble, Annecy. D’un côté la peur de la dénonciation, des rafles, se cacher toujours, de l’autre les quelques courageux qui vous protègent et vous aident, les Marius notamment, des coiffeurs niçois. Etre comme un poisson dans un aquarium, une proie dans une toile d’araignée et là-bas la Suisse, l’inatteignable liberté.
Un témoignage publié en Suisse en 1945 et vite oublié, remis au goût du jour par cette réédition préfacée par Patrick Modiano, Prix Nobel de littérature.
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Avis : **

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