Dylan Dubois / M. Pouchain. - Sarbacane, 2015. - (Exprim')

Après un an passé en foyer pendant que son père se débattait avec l'alcoolisme, Dylan est impatient de rentrer pour retrouver son père et son chien. Mais dans le nouveau tableau familial, il faut ajouter Cynthia et son fils Pedro. Dylan a décidé que cela se passerait bien, alors peu importent les caprices de Cynthia, son inconséquence quant à l’éducation de son fils, à l’équité dans le couple, ou encore ses lubies hygiénistes qui lui font exiger que Rusty reste dehors. Peu importe tout cela, Dylan se veut exemplaire. Mais les mois passent, les manipulations de cette belle-mère retorse au « sourire gandhiesque » pousse Dylan à bout. Après l’avoir frappée, il fuit avec Rusty, sans but, si ce n’est peut-être celui de digérer sa haine. Plus tard, il se dit que cela pourrait également être l’occasion d’aller rendre visite à sa mère, lui demander pourquoi elle l’a abandonné. Dylan et Rusty entament une longue marche qui fera de lui un « collectionneur d'humains ».
Le récit se découpe en trois parties, sous l'égide de trois femmes : Cynthia (« Cynthia ne donne pas : elle investit. ») ; Mona (qu’il n’appelle plus maman depuis son départ) et Tobie (« Fille intègre qu'on ne peut satisfaire de faux-semblants »). Un parcours initiatique de la haine à l’amour, de la solitude à la plénitude de savoir qui il est, ce qu’il veut.
« Cet intérêt (de faire le bien) n’a rien à voir avec la gloire ou l’argent (…) En l’occurrence, il s’agit de la giclée de joie pure qui suit l’acte. Et cette joie a quelque chose à voir avec l’idée d’avoir fait un bond en avant dans sa propre estime. »
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