Vladimir Vladimirovitch / Bernard Chambaz. - Flammarion, 2015

Vladimir Vladimirovitch Poutine est un conducteur de tramway à la retraite à tendance dépressive. Il se sent sous l’emprise de son parfait homonyme qui dirige le pays (la Russie) et qui, de surcroît, a le même âge que lui et lui ressemble physiquement. Alors notre personnage entreprend d’écrire sur des cahiers rouges (communiste ?), gris (désillusion ?), noirs (dépression ?), tout ce qu’il sait et apprend de l’autre Poutine. Il n’est pas sans se rendre compte que le communisme a été un gigantesque mensonge. Tatiana l’a quitté, heureusement Galina lui apporte un peu de la force vitale qui lui manque décidément de plus en plus. On revisite beaucoup d’évènements de l'histoire russe, certains bien connus d’autres moins. On croise moult personnages de premier rang, Lénine, Staline, Eltsine…, bizarrement jamais Gorbatchev, et d’autres de second rang. Les chapitres sont courts, c’est très bien documenté (au point que l’on se demande parfois si le roman n’est pas un alibi à l’érudition), un peu long, un peu « ruminatoire » (à l’image du personnage). Peine à être emballant même si bien fait.
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Avis : **

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