Dysfonctionnelle / A. Cendres. - Sarbacane, 2015. - (Exprim')

Ils sont 7 dans la famille : Dalida, princesse à n'en point douter, a été « larguée ici » par erreur ; Alison raffole des Bad Boys ; Marilyn déteste toute forme d'injustice et milite sans relâche ; Fidèle, Fifi, Bouboule, la narratrice si proche de son père, a été séparée de sa famille durant 7 mois dans un bunker au Liban et compte bien rattraper le temps perdu loin de sa famille.
Viennent ensuite les garçons : JR est aussi beau qu'il est con ; Jésus croit être le vrai Jésus et pardonne toutes les offenses ; et enfin Gregorio le dernier-né, bagarreur invétéré, grandit le plus souvent sans ses parents. Car ils disparaissent souvent, ces parents : le père kabyle tenancier de bar est coutumier de séjours en prison et la mère polonaise survivante des camps de concentration sombre dans la confusion à chaque nouvelle guerre dans le monde. Il y a encore la chaleureuse grand-mère Zaza et l'oncle, très fort en sychologie qui sauve tant de situations difficiles. Il ne faut pas oublier les clients du bar Au bout du monde.
Une belle famille dysfonctionnelle dont Axl Cendres n'approfondit pas la psychologie. Elle préfère démontrer qu'aussi lourds soient les bagages de l'enfance, il est toujours possible de se construire un avenir et que les drames ne sont en rien déterminants face à l'amour, la joie de vivre et la solidarité. C'est donc un beau tableau de famille, drôle, émouvant, fantasque, à la fois sombre mais surtout lumineux, avec ses personnages forts et ses brebis galeuses. Glissées au sein de cette fresque familiale, quelques réflexions très justes, mine de rien, sur les religions, les guerres, le spécisme, l'amour...
« Même avec une chose que tout le monde croit perdue, 
on peut faire quelque chose de merveilleux. »
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