Soeurs de miséricorde / Colombe Schneck. - Stock, 2015. - (Bleue)

Soeurs de miséricorde | Schneck, ColombeAzul, jeune bolivienne, a connu une enfance pauvre, dure et pourtant très heureuse au village de Chuqui-Chuqui avec sa mère, Ximena, et ses frères et sœurs dans un paradis d’arbres fruitiers au bord de la rivière. Le père, infidèle, est abattu par un mari jaloux, un jour qu’il avait la culotte baissée, et la mère en fait une philosophie de vie qu’elle enseigne à ses filles : « L’amour c’est de la merde ». Et effectivement les différents hommes présentés ne sont guère reluisants. Ils refusent le mariage même en ayant une ribambelle d’enfants reconnus, ils ne font pas grand-chose à part boire, s’endetter voire courir la gueuse.

Tous les enfants de Ximena partent à 11 ou 12 ans travailler à Santa Cruz en envoyant une partie de leur salaire à ceux rester à Chuqui-Chuqui. Grâce à cette entraide les deux plus jeunes, Azul et Julio, vont pouvoir faire des études, même s’ils devront supporter les insultes de ceux qui les regardent comme des indigènes. Azul rencontre Juan qui lui fait un fils mais qui la trompe rapidement, puis Moise lui fait une fille mais endettera la famille en dilapidant l’argent au jeu. Si bien que, la situation se conjuguant avec la crise économique, Azul est obligée de quitter les siens pour aller une première fois travailler en Italie et une seconde à Paris. Séparée de ses enfants, pauvre et pleine de la bonté acquise dans son enfance, elle est confrontée à des bourgeoises malheureuses et égoïstes.

Le parcours d’une mère courage avec laquelle le lecteur est vite en empathie.

Avis : ***

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