Le Testament de Marie / Colm Toibin. - Laffont, 2015. - (Pavillons)

Marie raconte la fin de son fils crucifié parce que soudain il s’est mis à prétendre être le Fils de Dieu : la résurrection de Lazare, les noces de Cana (avec la transformation de l’eau en vin), son fils marchant sur l’eau pour porter secours à un bateau pris dans la tempête, la libération de Barabbas et bien sûr le chemin de croix et la crucifixion. Pour elle, ses disciples n’étaient qu’une bande d’égarés qui, après coup, veulent réécrire l’histoire, fabriquer une légende colportable à travers le monde où Marie elle-même aurait un rôle plus honorable que celui qui fut réellement le sien. Son fils, selon eux, aurait sauvé le monde. Iconoclaste, elle répète trois fois : « Cela n’en valait pas la peine ». Une Marie femme et surtout mère avant d’être sainte ou Sainte Vierge et ne semblant pas croire une seconde que son fils puisse être le messie annoncé par les Écritures. On ne sait trop que penser de ce court roman ni de son intérêt. Ni de quoi on peut le rapprocher, j’ai pensé au Barabbas du Prix Nobel de littérature Pär Lagerkvist et aussi aux impressionnantes retranscriptions des visions mystiques de la Sœur Anne-Catherine Emmerich (retranscrites par Clemens Brentano). Je n’aime guère la couverture non plus.

Avis : *

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