La Terre qui penche / Carole Martinez. - Gallimard, 2015. - (Blanche)

On s’en souvient, beaucoup de lecteurs avaient été enthousiasmés par Du domaine des murmures, couronné d’ailleurs par le Goncourt des lycéens 2011 et que j’avoue ne pas avoir lu.

Nous sommes de nouveau dans la Vallée de la Loue mais au 14ème et non plus au 12ème siècle. Depuis sa tombe, Blanche, jeune fille morte à 12 ans, fait le récit, en alternance avec sa vieille âme, de sa courte vie. Elle est placée par son père autoritaire et violent chez un seigneur afin d’épouser le jeune fils de la famille, un simple d’esprit.

On est rapidement emballé par ce récit qui entremêle de façon adroite des ingrédients du roman historique et l’univers merveilleux et magique du conte. Mais, tandis que Du domaine des murmures était un livre court, Carole Martinez ici allonge, étire, ça devient pesant, artificiel, tarabiscoté à l’extrême, l’équilibre est rompu. Elle abuse d’une symbolique d’ailleurs pas toujours très claire. Pour moi, c’est une cruelle déception et pourtant le roman ne manquait pas au départ de charme et de qualités.

Avis : *

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