La Petite barbare / Astrid Manfredi. - Belfond, 2015

Elle a 20 ans et est condamnée à 7 ans de prison. Elle est née dans un milieu pauvre. Le père ne fait rien que se vautrer à longueur de journée dans le canapé et la mère, soumise, fait encore, pour peu de temps, des ménages. Ensuite elle chômera et se consacrera à la picole. La gamine qui ne veut pas de cette vie minable apprend très vite que « tout s’achète de la machine à laver jusqu’au désir ». Alors on vole, on fait la pute, on boit, on sniffe et à l’intérieur d’un petit gang constitué on monte encore d’un cran jusqu’à l’ultra-violence. Elle ne participe pas directement aux violences si ce n’est comme rabatteuse. On ne peut pas dire qu’elle atteint le bonheur dans ce mode de vie : « Nos poches sont pleines et nos sourires vides ». Celle qu'en prison on nommera La Petite Barbare revisite son court mais chargé passé en attendant sa libération.
Le ton est cru, c’est un roman brut, non dépourvu de qualités, il m’a remis en mémoire le « Lila dit ça » de Chimo (Plon, 1996) où Lila était une parfaite allumeuse de banlieue. Il y a des choses intéressantes, je suis loin pour autant de partager l’emballement d’une partie de la critique littéraire.

Avis : *

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