Il faut tenter de vivre / Eric Faye. - Stock, 2015. - (Bleue)

Le narrateur qui pourrait être Eric Faye jeune s’attache à retracer le parcours d’une femme, Sandrine Broussard qu’il a rencontré vingt-trois ans plus tôt et qu’il considère comme son exact contraire. De qui s’agit-il ? D’une jeune femme qui a subi une mère à moitié folle, s’est mariée à dix-sept ans pour s’en libérer, a divorcé quelques années plus tard, ne lit que les magazines de mode (elle ne sait pas qui est le Premier ministre de la France !), rêve de ressembler à Sylvie Vartan, se fait remodeler le nez et les seins, se livre avec un nouveau compagnon à une remarquable série d’escroqueries astucieuses après avoir été en quelque sorte initiée par une grand-mère chapardeuse. La police étant sur ses traces, elle se fait oublier en Belgique sous un nom d’emprunt en attendant la prescription des faits, consommant amphétamines et alcool et pas loin de se transformer en pute. Donc malhonnête et remuante comme le narrateur, Pépito, serait exagérément honnête et un peu routinier. Eric Faye semble avoir mis quatorze ans pour venir à bout de l’écriture de ce roman. Nous avons parfois du mal à comprendre sa fascination, en tout cas nous sommes moins envoûtés par son récit qu’il ne semble l’être par son personnage. Moyennement enthousiasmant, beaucoup moins en tout cas que son « Nagasaki ».

Avis : **

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