Mère forte à agitée / J. Jägerfeld. - Thierry Magnier, 2015

Tous les 15 jours, Maya va chez sa mère. Cette fois-ci est on ne peut plus particulière puisque cette dernière n’est pas là pour accueillir sa fille. Lorsqu’on sait qu’elle n’a pas réagi au message annonçant que Maya s’était sectionné le pouce, il y a de quoi s’inquiéter… Mais Maya ne prévient personne et choisit de mener sa propre enquête. Ce qu’elle découvre sur sa mère fissure la normalité apparente du début de roman. Elle composait avec une mère -certes étrange- et voici qu’elle se trouve confrontée à un « syndrome. Un diagnostic. » Celui d’Asperger. Les souvenirs remontent, juxtaposés avec cette étiquette psychiatrique, et Maya doit reconstruire une réalité, alors qu’elle-même doit affronter ses propres doutes d’adolescente.
C’est un plaisir de suivre cette narratrice franche qui rappelle « qu’on n’était pas forcément suicidaire parce qu’on ne passait pas son temps à sourire et à chercher à plaire aux autres. » L’écriture est, de fait, rafraîchissante, sincère, et -particularité- au plus près du corps.
Malgré les turbulences, cette mère forte à agitée redeviendra le repère qu’elle fut toujours, par-delà les différences.

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