L’année solitaire / Alice Oseman. - Nathan, 2015

Tori traverse la vie sans y prendre vraiment part, indolente. Elle évolue au milieu d’« imbéciles conformistes et sans âme. » Tout l’ennuie et quand elle ne s’ennuie pas, elle est agacée et déteste ce qui l’entoure. Cette année s’annonce différente parce qu’elle retrouve son ami d’enfance et fait la connaissance d’un certain Michael à la personnalité inattendue. Et puis il y a ce blog mystérieux solitaire.co.uk qui réveille le quotidien flasque des adolescents. Mais pour Tori, il est difficile de s’ouvrir au monde, aux autres, quand elle a passé tant d’années repliée sur elle-même. On en apprend succinctement les raisons (elle a retrouvé son frère mutilé, en sang) et l’on assiste à la lente métamorphose d’une « misanthrope et pessimiste » en jeune fille qui comprend que l’on peut compter sur les autres si l’on prend la peine de s’ouvrir à eux.
C’est une jeune de 18 ans qui est l’auteur de ce roman, avec les qualités de ses défauts : une grande sincérité et authenticité dans la description du malaise adolescent, avec la solitude et l’enfermement sur soi caractéristiques de cette période ; et un caractère un peu brouillon et bavard qui en fait un roman délayé.

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