La maladroite / A. Seurat. - Rouergue, 2015. - (La brune)

Il va de soi que Diane ne va pas bien. Exceptés quelques cas de déni, tous s'accordent à le penser. Grand-mère, tante, directeurs d'école et autres professionnels de l'enfance font l'inventaire des indices qui convergent vers ce constat : Diane est maltraitée par ses parents. A moins qu'elle ne soit très maladroite ? Ses frères et sœurs vont bien eux ! Tous aussi sont convaincus : «  On a fait de notre mieux. »
De brefs chapitres donnent la parole aux proches, à tous ceux qui ont tendu une main si timide à l'enfant de 8 ans. Le roman est court, assez insoutenable dans les violences décrites et l'inertie qui règne. Ces voix multiples nourries de bonnes volontés, de tergiversations et de lâchetés nous renvoient forcément à notre conscience et notre responsabilité : qu'aurions-nous fait pour venir en aide à cette fillette au visage « sans animosité, mais sans espoir, retranché dans un lieu inaccessible.»
Un roman incisif qui hante, et rappelle à notre souvenir Marina, Aliya, Typhaine et les 600 à 700 décès imputables aux mauvais traitements dans la cellule familiale.

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