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Médiathèque départementale du Doubs
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La couleur de lait / N. Leyshon. - Phébus, 2014

En cet « an de grâce mille huit cent trente et un », Mary a décidé de « raconter les choses telles qu’elles sont arrivées ». Saison par saison, durant un peu plus d’un an, nous suivrons donc l’histoire de cette jeune fille de 15 ans, à la répartie percutante, qui n’a jamais peur de dire tout ce qu’elle pense. Elle est envoyée au presbytère pour y prendre soin de la femme du pasteur. Avec ce dernier, elle apprend à lire, puis à écrire. Mary si vive en toutes circonstances, s’éteint bientôt. Et c’est par ses propres mots, dans un style simple -avec une ponctuation minimaliste- et néanmoins très imagé et poétique, qu’elle décrit les étapes de ce qui aurait pu être son émancipation. L’histoire est d’autant plus dramatique que son héroïne était lumineuse, limpide, d’une générosité évidente. On passe avec elle du rire à l’angoisse, avec une admiration sans faille pour sa droiture.
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Le règne du vivant / A. Ferney. - Actes Sud, 2014

« J’ai vu mourir noyées dans leur sang des baleines qui criaient comme des femmes. On nous disait qu’elles n’avaient ni âme ni langage. Leur conscience d’elle-même traversait l’onde et vrillait mes oreilles. Ces proies inoffensives et tendres, je ne doutais pas qu’elles eussent une intériorité. » Ainsi naît l’activiste narrateur de cette histoire. Sur les pas du controversé Magnus Wallace, Gérald Asmussen s’ouvre à la conscience du monde marin et participe bientôt à la sauvegarde de ses habitants ancestraux. Ce livre combatif et puissant dit l’urgence de s’élever contre les massacres insoutenables commandés par les sociétés mercantiles qui menacent aussi notre avenir. Magnus Wallace l’a bien compris, prêt à sacrifier sa liberté et sa vie pour son combat. Alice Ferney par l’intelligence et la poésie de l’approche nous convainc de l’impérialité de la cause. Comment ignorer le sens de notre responsabilité après une telle lecture… 
« On ne reste pas les bras ballants quand un être vivant en tue un autre sans nécessité. 
Même si cet autre est une bête. »

Le Règne du vivant / Alice Ferney. - Actes-Sud, 2014. - (Domaine français)

Règne du vivant (Le) | Ferney, Alice. AuteurUn journaliste norvégien dresse un livre hommage à Magnus Wallace (manifestement inspiré de Paul Watson de la Sea Shepherd Conservation Society), fondateur de Gaïa et militant qui s’oppose physiquement à la pêche illégale en zone protégée car l’urgence est telle aujourd’hui que l’on ne peut plus adhérer à une caste d’écologistes tièdes surtout avides de leurs postes.
Alice Ferney est d’une force terrible aussi bien dans son plaidoyer pour la vie et le respect du règne animal, dans l’apologie des vertus de l’engagement, dans le rappel de la responsabilité qui nous incombe, que dans la description du monde marin qui donne lieu à de superbes envolées quasi lyriques.

Avis : *** (Christian)   *** (Isabelle D.L.)  *** (Mathilde)   ** (Thomas)

Tant que nous sommes vivants / A.-L. Bondoux. - Gallimard, 2014

Quand Hama et Bô se rencontrent, l'évidence est là : dorénavant leur destin seront liés. Malgré les épreuves et les obstacles. De leur amour naîtra Tsell, petite fille entourée d'ombres mystérieuses, voire inquiétantes. Avec l'aide de la Tsarine, de Melchior, des petits êtres au teint d'endives, cette famille grandit, avance, bute, se relève. Et chute à nouveau. On tremble pour sa cohésion... C'est l’incroyable force d'Anne-Laure Boudoux, de raconter des histoires ombrées de menaces et semées de drames, sans se départir d'un espoir vissé aux personnages. En retraçant le destin de ces 3 êtres à la fois inséparables et voués à une solitude implacable, elle fait jaillir -formidable conteuse- des images puissantes, réveille des émotions authentiques, profondes et contradictoires. Et tout est, de fait, paradoxes dans ce roman qui avance en dualités : amour et failles, deuil et plénitude, guerre et havre de paix, peurs et croyances, passé et avenir... Une histoire singulière et entêtante qui touche à l’universel.
« Tu crois qu'il faut toujours perdre une part de soi pour que la vie continue ?  »