J’ai joué avec les loups / G. Janer Manila. - Bayard, 2013. - (Millézime)

Marcos se souvient de l’extrême pauvreté de ses parents. D’avoir été vendu. D’avoir appris à se débrouiller dans la nature avec Damien. Puis Damien a disparu. Et désormais Marcos est seul. Pas tout à fait en réalité car de nombreux animaux lui tiennent compagnie, l’aident à vivre. Certains lui ont même sauvé la vie. Et il a vécu ainsi pendant 12 ans, sans autre contact humain que les rares échanges avec les propriétaires du troupeau de chèvres qu’il garde. Puis il est repéré et c’est le retour à la "civilisation". Celle qui l’exploite, l’humilie, l’envisage avec curiosité. L’histoire, adaptée du récit oral du véritable Marcos, est racontée sur quelques 160 pages. Les relations avec les animaux sont longuement décrites, entre réalisme et fantasmagorie. L’auteur dit à ce propos : « l’important est moins ce qu’il a vécu que ce qu’il a cru vivre. L’imagination l’a sans doute sauvé de la solitude ». Chacun se fera ainsi son opinion ; ce qui laisse beaucoup moins de place au doute néanmoins, c’est l’âpreté du retour à la société des humains. Cet aspect de son histoire est traitée rapidement et se clôt sur une fin abrupte : la rage de Marcos. De quoi soulever de nombreuses pistes de réflexions. Et un constat : l’animal ne triche pas, contrairement à l’homme. 
Voir la notice

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire