La Maison qui glissait / Jean-Pierre Andrevon. - Le Bélial, 2010

Fin d'un monde

Papi Andrevon le retour et c’est toujours aussi bon. Il est âgé de 73 ans.
La Tour des Erables est une immense tour double de 15 étages dans une banlieue entourée d’autres. Nous sommes à la fin août, l’été est caniculaire. Ce matin là en ouvrant leur store les habitants de la tour sont stupéfaits, il règne partout une étrange brume et un silence de mort. Il n’y a plus d’électricité et même les appareils à piles ne fonctionnent plus. On pense d’abord à une pollution chimique ou à une catastrophe nucléaire. La mise en place du roman est déjà remarquable mais, à un moment donné, Andrevon appuie sur une touche qui accélère les évènements et nous entraîne véritablement dans la folie. La description de l’attitude des différents personnages face à une situation extrême est passionnante. Il y a du sexe, il y a du gore et il y a quelques-unes des grandes thématiques de la SF. Un seul reproche : le dénouement est un peu rapide après 500 pages aussi prenantes.
Le thème a plusieurs fois été visité par Andrevon, on pourra relire l’excellent roman pour ados « Le passager de la maison du temps » paru en 2005 chez Bayard.

Avis : **

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